Historique
Au Bénin, le reculement annuel du couvert végétal du fait des défrichements est estimé à près de 100.000 ha.
Avec un faible pouvoir d’achat et l’insuffisance des infrastructures sanitaires, les populations s’orientent vers la pharmacopée traditionnelle. Il est donc urgent de préserver la diversité floristique dans une perspective de recours aux plantes médicinales et de bonne gestion de la biodiversité.
L’idée du jardin botanique est née en 1999, au cours d’une recherche ethnobotanique menée dans la région de Natitingou par les universités de Francfort (Allemagne) et d’Abomey-Calavi (Bénin).
Le jardin de Papatia, à proximité de plusieurs campements peuls, est basé sur le savoir traditionnel de la communauté peule en matière de médecine (et autres utilisations).
Une coopération efficace entre universités, l’ONG POTAL MEN et autres organisations a permis de réaliser ce projet dans un minimum de temps.
Objectifs et perspectives
Les objectifs du projet sont les suivants :
- protection de la flore locale menacée de disparition, incluant la possibilité de « relancer » des espèces déjà disparues
- création des possibilités de formation, encourager la transmission du savoir traditionnel aux jeunes générations
- instruction de la population dans l’utilisation des plantes médicinales
- conservation des ressources naturelles en fournissant les plantes utilisées en pharmacopée traditionnelle
- conservation de la biodiversité.
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